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Source: Citycle

 

Il n’y a encore pas si longtemps, avant qu’on ne se rende compte à quel point le climat était à l’envers sur notre terre, sortir les voitures des villes, c’était un vœu un peu fou et presqu’irréel, acquis à l’aide de décision abrupte et « olé olé » de rendre les rues à leurs habitants, comme si leurs Maires en restituaient les clés…un défi qui allait être relevé haut la main !

De mains (lavées) justement il est question de cela : quelques années plus tard environ, et après deux mois de #restezchezvous, la seule récompense régulière, de l’homme jadis en parfaite ébullition avec sa routine Clio-boulot-dodo et rapide possibilité d’engranger un peu d’ocytocine, fut de s’adonner à un sport sinon quotidien, révélateur d’une autre forme de se déplacer dans la ville…

En même temps que chacun a pu tourner autour de son km de rayon d’habitation, on a aussi pu s’exercer (après avoir vérifié que c’était plus facile de s’échapper à durée illimitée en combinant un achat de première nécessité) à son vieux pédalier ayant parcouru le cursus universitaire, ou ressorti le vtt réservé aux vacances sur l’île-de-Ré.

Et l’air que nous avons respiré ces dernières semaines nous a redonné le sentiment que tout était plus simple en s’activant. Les oiseaux que nous avons entendus alors, et même parfois croisés, pourraient aussi être ceux de bonne augure (pour une fois) qui nous accompagneraient en cette deuxième ‘rentrée’ de l’année !

Enfin, les kilos si aisément acquis, à force de laisser traîner son oreille sous la recette alléchante d’un François-Régis Gaudry, et de s’adonner à sa parfaite reproduction ensuite, nous poussent tout naturellement aujourd’hui à entonner ce refrain qui nous redonne de l’en-train (parce que ce dernier en revanche, parce que ce dernier, on avait perdu l’habitude de le prendre) ‘si on partait de bon matin, si on allait sur les chemins, à bicycleeeeeette….’

 

Mobilité pérenne d’un urbanisme éphémère : l’urbanisme tactique

Un exemple d’urbanisme tactique mis en place à Massy

Ce que PariSudam a souhaité imaginer pour la ville à laquelle il contribue à travers chacun de ses projets, celle où il fait bon respirer.

Alors, certes on n’a pas attendu une telle crise sanitaire pour décider de s’y plonger, mais soudain ça nous a fait tester en vrai une stratégie de la mobilité en ville sur laquelle on questionnait les possibilités de mises en œuvre.

Sous ce vocabulaire guerrier, ce « tactical urbanism » ou « pop-up urbanism n’a pourtant rien de si millimétré que ça. Emprunté à un mouvement né aux Etats-Unis il y a 50 ans, à San Francisco où des activistes veulent alerter l’opinion publique sur l’emprise grandissante de la voiture sur l’espace public, il s’apparente plutôt au « test and learn » qui pourrait nous agiter en ce moment avec l’urbanisme transitoire.

Innovation sociale et partage

C’est avant tout l’humain, bien avant l’usage, qui prime.

Avec l’outil participatif et citoyen, l’aménageur est garant de la pérennité de ces tests dans la ville.

Notre métier de penser la ville réversible, d’imaginer un lieu qui revêtirait différents usages en fonction des besoins.

Face à l’incertitude climatique et à la réversibilité des modes de consommation, des manières d’habiter, de travailler…

En « faisant ville » d’un lieu un peu délaissé, en rendant une utilité à un établissement fermé, ou à un site en transformation, et en l’occupant, le métier d’aménageur est aussi anticipateur de ces nouveaux usages, et la mobilité au cœur de son étude.

L’urbanisme tactique, lui,  théorisé par l’architecte américain Mike Lydon est davantage une
 » réflexion plus globale sur l’utilisation de l’espace public urbain ».

Il repose sur trois principes :

  • l’intervention à petite échelle,
  • le court terme
  • et le low-cost

Permettant aux habitants et usagers d’un quartier d’être force de proposition, de s’investir pour leur lieu de vie, bref de s’approprier l’espace public. Ils accélèrent les processus de transformation de la ville car ils permettent de multiplier les expérimentations, de disposer rapidement de retours d’expérience tout en maintenant la mobilisation. (cf l’étude Des lieux et des Liens à Massy avec Atelier Georges et l’agence Barrault-Pressaco et l’édition du même nom sur www.paris-sud-amenagement.fr)

 

 

Notre ambition est de pouvoir parcourir la ville, donner du sens à un quartier et faire ville, en le reliant à d’autres.

Initier, favoriser, tester des itinéraires cyclables dans les quartiers mais surtout entre les quartiers. Certains itinéraires définis vont être repensés de manière provisoire pour créer des perméabilités cyclables et inciter des usagers à la pratique du vélo. Et démocratiser cette pratique, pour que cela ne soit plus une question de choix réservé à une certaine catégorie, sportifs, ou inconditionnels de toujours, mais une question pratique et raisonnée pour tous aussi.

 

 

Créer des liens

Les perméabilités entre les quartiers sont parfois contraintes, et l’intégration d’aménagements cyclables peut être compliquée. Une réflexion globale est menée actuellement sur les liaisons à créer au sein de la ville de Massy.

Cette réflexion globale devra mener à des aménagements spécifiques en fonction des contraintes de chaque secteur, mais aussi en fonction des publics visés, l’usager est multiple.  Pour PariSudam, participer à la réalisation de ce schéma directeur c’est y donner une tonalité opérationnelle.

La restructuration de la gare routière Massy-Atlantis et de l’entrée de Ville est aussi l’occasion de libérer la pratique, de la questionner, et de l’accompagner. Comment transformer l’ancienne gare de Massy ? A-t-elle un rôle à jouer dans l’histoire de ces nouvelles pratiques, puisque c’est LE lieu de la mobilité et des mobilités ? La renaissance exemplaire de l’ancienne gare RER C transformée en Recyclerie Sportive est aussi un signal fort de ces enjeux sur le territoire. Autant de questions auxquelles notre métier nous permet de songer.

 

Le rôle de l’aménageur

Les villes en général peuvent trouver en l’aménageur urbain, un partenaire pour penser la stratégie de ces nouvelles pratiques et un ouvrier de la mise en œuvre d’une autre voie.

Quoiqu’il en soit, et même si depuis le 11 mai on est déjà « le nez dans le guidon » face à la mobilité en ville, cet urbanisme tactique nous aura au moins permis de prendre du recul sur des aménagements déjà conçus et proposer des adaptations pertinentes.

Pour définitivement changer de braquet.

 

 

 

 

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