Accueil / Actualités / Un pas de côté avec PariSudam …et un peu plus d’art dans la ville

Nos actualités

Que nous procure un peu plus d’art dans la ville ?

«la culture ne doit pas se résumer à un secteur d’activité, c’est une énergie qui inspire l’organisation de nos vies.

Fazette Bordage, fondatrice de mains-d’œuvres

Avant, on se rendait au musée.

Pas tous, bien-sûr, quelques happy few pouvaient parcourir les vernissages…

Et puis, le musée a commencé à sortir de ses murs, des « pass culture » ont été créés, bref toute la population allait pouvoir être initiée. Hop, après cette vague de « culture pour tous », des événements éphémères ont été imaginés, jusqu’à l’actualité très récente qui a même fait apparaître les collections du monde entier disponibles et surgissant sur nos écrans et autres fils d’actu.

Si vous étiez déjà né en 1985, vous vous rappelez peut-être cette performance très télévisée (le Facebook live n’existait pas) du plasticien américain d’origine bulgare, Christo, qui intervint sur la scène culturelle et d’ailleurs sur la Seine carrément, en emballant de tissu le Pont Neuf.

Ce type d’intervention était alors déjà un exemple d’œuvres artistiques, créées en s’appropriant un lieu, «in situ», et pour une durée limitée.

La culture éphémère des années 80 est d’ailleurs un nouveau vecteur de développement territorial.

« L’art et la culture sont mobilisés par les politiques urbaines comme une ressource pour l’économie postindustrielle et l’attractivité des métropoles, mais aussi comme des outils de «réparation» des interstices de la cité, de relocalisation de l’urbanité et de liaison entre ses différents acteurs.

Les festivals, des lieux, des équipements culturels se multiplient et fédèrent des ambitions de démocratie culturelle, de lien social, de développement local, touristique, et d’identification de territoires singuliers. Ils participent à la fois d’un essor de la «ville événementielle», par l’organisation de grands événements, mais aussi de la requalification et de la réhabilitation des marges de la ville (friches industrielles, espaces périphériques). » (source IAU IdF)

Pour PariSudam, aménager la ville c’est aussi lui offrir quelques prétextes.

L’art qui s’invite dans la rue en fait partie, quand cette rue devient musée à ciel ouvert.

L’art transforme alors des lieux de passage en espaces de vie partagés.

 

  • en permettant l’installation d’un plasticien (Eden Morfaux) qui fabrique une œuvre monumentale en bois avec les habitants de Massy-Opéra faisant écho à un quartier dont l’histoire a côtoyé les premiers Grands Ensembles.
  • en accueillant deux artistes qui transforment les trésors de collectionneurs en œuvres originales et en habillent ce même quartier (Baptiste Brévart et Guillaume Ettlinger).
  • en organisant une nouvelle façon de vivre le temps du chantier, grâce à un artiste de renommée mondiale qui colore sa palissade et ajoute une touche de vie supplémentaire à un lieu qui n’en abrite pas encore et qui est pourtant en profonde ébullition…et qui marquera aussi une époque, autant qu’un morceau de ville.

Ce souhait de ville unique, mixte, favorisant les échanges, les liens et son appropriation par les habitants – usagers, PariSudam l’exprime par le fait de renouer avec une pratique de l’espace public comme expérience relationnelle.

Le lien art-territoire est porteur de nombreux atouts et externalités positives pour le territoire sur lequel il est implanté. Parce qu’il est un déclencheur d’émotions, l’art apporte du sens aux projets urbains, et permet une mise en valeur du lieu sur lequel il s’inscrit.

(Ce banc que je n’avais jamais remarqué, me paraît indispensablement présent alors qu’il a été conçu par un ébéniste talentueux et signé par un collectif local)

La création artistique donne à voir et à éprouver le territoire, le révèle à travers ses usages et contre-usages, suscite l’émotion des passants, des usagers, des habitants, des individus pratiquant la ville. La création dans l’espace public lui confère de nouvelles propriétés (affectives, fonctionnelles, relationnelles, etc.), participe à la production de sens des projets urbains, ainsi qu’à la mise en valeur des territoires, permettant aux habitants d’avoir une image plus positive de leur quartier. 

Créateur de lien social, l’art révèle aussi l’espace urbain.

Et de façon diffuse, elle offre des outils à ceux qui transforment les territoires, les aménagent, les requalifient, en inspirant de nouvelles méthodologies, en renouvelant les modes de dialogue public avec les intéressés (habitants, occupants, tissu local), en influençant les projets urbains.

A Massy-Atlantis, ce sont aujourd’hui des street-artistes de la scène internationale qui habillent les palissades et qui forment le mouvement « Art’lantis » faisant vivre la ville et rendant les parcours urbains aimables, mais cela pourrait être aussi tout autre chose.

A nous de susciter un peu plus d’art dans la ville, puisqu’il ne demande qu’à exprimer celle-ci.

Autres actualités

retour Retour à l'accueil